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Date de la dernière mise à jour de l'article : 08/09/2021

 

I - Les produits animaux et la nutrition (suite)

2 - Comme n’importe quel autre aliment, les excès sont néfastes pour la santé

L’excès de consommation de produits animaux (dans le cadre de régimes alimentaires globalement déséquilibrés et éloignés des recommandations alimentaires en fruits et légumes, produits céréaliers complets, aliments gras et salés, etc.) entraîne un déséquilibre nutritionnel du régime alimentaire qui, s’il est chronique, peut contribuer à favoriser la survenue de surpoids et de maladies telles qu’hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète de type 2... Également, le Centre international de recherche sur le cancer a publié en 2015[14] qu’une forte consommation de viandes transformées (charcuterie, salaison, conserves, produits à base de viande) était associée à un risque accru de cancer colorectal et qu’une consommation excessive de viande rouge y était probablement associée. C’est sur cette base que le fond mondial de recherche sur le cancer a préconisé de limiter la consommation de viande rouge à 500 g de viande cuite (soit 700-750 g de viande crue) par semaine et à éviter celle de charcuterie[15]

 

À l’opposé, l’insuffisance de consommation de produits animaux peut également présenter des risques pour la santé si les apports nutritionnels en acides aminés et en micronutriments (notamment fer, zinc, calcium, vitamines A, D et B12) ne sont pas compensés. Une attention particulière doit être notamment portée aux catégories de populations ayant des besoins spécifiques (enfants, personnes âgées, femmes, sportifs...) ou n’ayant pas accès à une alimentation suffisamment variée et équilibrée (la faim cachée).

 

En France, les organisations de Santé publique[16-17] recommandent de limiter la consommation de viande rouge (bœuf, veau, mouton, porc) à 500 g/semaine maximum et de privilégier la consommation de volaille, de limiter la consommation de charcuterie à 150 g/semaine, de consommer du poisson deux fois par semaine (en variant les espèces et lieux d’approvisionnement) et de manger des légumes secs au moins deux fois par semaine (lentilles, haricots secs, pois chiches...).

 

Pour rappel, nous avons vu précédemment que la consommation actuelle des français était en moyenne de 330g de viande hors volaille (porc, bœuf, veau, agneau, cheval, etc.) par semaine. La consommation de charcuterie est d’environ 190g/semaine[18] .

Groupe alimentaire

Repère principal

Données complémentaires

Produits laitiers

Lait, yaourts, fromages et produits laitiers présents dans les produits cuisinés

2 produits laitiers par jour

  • Les tailles de portion recommandées sont : 150mL de lait, 125g de yaourt, 30g de fromage

  • Le nombre de produits laitiers pourra s’élever à trois par jour lorsque les tailles de portions sont plus faibles

  • Privilégier les fromages les plus riches en calcium et les moins gras

  • Compte tenu des risques liés aux contaminants, veiller à varier les produits laitiers

Viande et volaille

Limiter la consommation de viande « rouge »

(bœuf, porc, veau, mouton, chèvre, cheval, sanglier, biche) et privilégier la consommation de volaille 

  • Ne pas dépasser 500g/semaine de viande rouge 

Poisson et fruits de mer

2 fois par semaine

  • Dont un poisson gras

  • Varier les espèces et les lieux d’approvisionnement (en particulier pour les grands consommateurs), afin de limiter l’exposition aux contaminants

Charcuterie

Limiter la consommation

  • Ne pas dépasser 150g/semaine

  • Privilégier le jambon blanc

Arte propose en 2016 un reportage sur le cholestérol et la désinformation autour de ce sujet

Perspective : Les risques d'un déséquilibre alimentaire

Une étude basée sur les données de 195 pays a montré que les principales causes de décès liés à des problèmes diététiques dans le monde étaient l’excès de sel et une trop faible consommation de fruits, légumes et céréales complètes. La consommation excessive de viande ou de produits transformés est une cause de mortalité assez faible en comparaison [19]

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[13] Article en ligne : https://www.inrae.fr/actualites/quels-sont-benefices-limites-dune-diminution-consommation-viande

[14] Bouvard, V., Loomis, D., Guyton, K. Z., Grosse, Y., El Ghissassi, F., Benbrahim-Tallaa, L., ... & Straif, K. (2015). Carcinogenicity of consumption of red and processed meat. The Lancet Oncology, 16(16), 1599-1600.

[15] WCRF-AICR. Diet, Nutrition, Physical Activity and Cancer: a Global Perspective (Third Expert Report). 2018. www.wcrf.org/dietandcancer/resources-and-toolkit

[16] Haut Conseil de la Santé Publique, Révision des repères alimentaires pour les adultes du futur Programme national nutrition santé 2017-2021

[17] https://www.mangerbouger.fr/Les-recommandations 

[18] Anses, Inca3, 2014-2015 p 132

[19] GBD 2017 Diet Collaborators. Health effects of dietary risks in 195 countries, 1990–2017: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2017. The Lancet. 2 April 2019.

 
 

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II. Elevage et maladies humaines

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