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Date de la dernière mise à jour de l'article : 08/09/2021

I -  L’élevage au cœur de plusieurs controverses au sein de la société française

 
1) A l'échelle du monde : l'élevage est un moyen de subsistance
Marché guatémaltèque

Au Guatemala, en l'an 2000, 70% des ménages ruraux possédaient du bétail. L'élevage contribue  à la sécurité alimentaire dans de nombreux pays.

Extrait :

« Le secteur de l’élevage représente 40 % de la production agricole mondiale et contribue aux moyens d’existence et à la sécurité alimentaire de près d’un milliard de personnes. Au sein de l’économie agricole, c’est un des segments qui connaît la croissance la plus rapide, alimentée par la hausse des revenus et des évolutions technologiques et structurelles. La croissance et la transformation du secteur ouvrent des opportunités pour le développement agricole et la diminution de la pauvreté et permettent des avancées en matière de sécurité alimentaire. Néanmoins, la rapidité des évolutions risque de marginaliser les petits exploitants et il convient, pour assurer la pérennité de son développement, de traiter les risques systémiques pesant sur l’environnement et la santé humaine.

 

Dans de nombreux pays en développement, l’élevage est une activité multifonctionnelle. Au-delà de son rôle de source de revenus et d’aliments, le bétail constitue un bien précieux, servant de réserve de richesse, de garantie pour le crédit et, en temps de crise, de filet de sécurité essentiel. Les bêtes jouent également un rôle central dans les systèmes d’agriculture mixte. Elles consomment les déchets des récoltes et de la production alimentaire, permettent de limiter la propagation des insectes et des plantes adventices*, produisent du fumier pour la fertilisation et l’amélioration des sols, et peuvent être utilisées pour le labourage ou le transport. Dans certaines régions, le bétail joue un rôle sanitaire en consommant des déchets qui, autrement, poseraient de sérieux problèmes de pollution et de santé publique.

 

À l’échelle mondiale, l’élevage représente 15 % de l’énergie alimentaire totale consommée et 25 % des apports en protéines. Les produits d’origine animale fournissent des micronutriments essentiels que l’on ne trouve pas facilement dans l’alimentation d’origine végétale.

 

Près de 80 % des personnes sous-alimentées dans le monde vivent dans des zones rurales (Projet du Millénaire de l’ONU, 2004), et la plupart d’entre elles subsistent grâce à l’agriculture et notamment l’élevage. La base de données de la FAO sur les activités génératrices de revenus ruraux (FAO, 2009a) indique que, sur un échantillon de 14 pays, 60 % des ménages ruraux sont des éleveurs. Une part importante de leur production animale est vendue, contribuant largement à leurs revenus en espèces. Dans certains pays, les ménages ruraux les plus pauvres sont davantage susceptibles de posséder des animaux que les plus riches. Même si le nombre moyen d’animaux par foyer est plutôt faible, l’élevage constitue ainsi un point de départ intéressant pour réduire la pauvreté.

Cueillir les mauvaises herbes

Les plantes adventices,  appelée aussi mauvaises herbes, nuisent aux récoltes en faisant diminuer le rendement et parfois la qualité des plantations. 

III - Rôle social de l’élevage dans le monde, en Europe, et en France : bilan de quelques études

 

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