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Date de la dernière mise à jour de l'article : 23/06/2022

La thématique de la protection animale n’est pas prévue au programme de SVT et de géographie, qui sont les deux matières où l’agriculture est abordé, mais nous semblent incontournable à présenter compte tenu de l’intérêt et des préoccupations des élèves sur le sujet [12]. On peut également imaginer aborder ce thème en éducation civique ou encore en philosophie (voir notamment la fin de cette partie, traitant des aspects éthiques).

1) Le bien-être animal
1) Définition du bien-être animal
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Définir le bien-être animal est un exercice compliqué : selon le type de personnes auxquelles on s’adresse, chacune peut en avoir une vision différente (voir figure ci-dessus).

 

Les scientifiques par exemple, vont plutôt essayer de l’objectiver avec des critères quantitatifs et mesurables, par exemple pour constater une absence de stress ou de souffrance de l’animal (mesure du cortisol sanguin, par exemple).

 

Pour de nombreux citoyens, le bien-être s’apparente à la notion de liberté et d’accès au plein air : un animal qui peut aller dehors est forcément élevé dans des conditions de bien-être.

 

D’autres citoyens ont un niveau d’exigence plus élevé, et attendent une forme de « naturalité » de l’élevage, en respectant le comportement naturel des animaux (alimentation, hébergement, lumière, matériaux adaptés). Ce type de public se positionne souvent comme étant « anti élevage industriel ».

 

Les éleveurs quant à eux, parlent plutôt du bien-être animal avec des principes de « bien-traitance » : ils cherchent à mettre en place des bonnes pratiques pour éviter toute forme de mal-être, et partent du constat qu’un animal bien soigné aura de bonnes performances, ce qui signifie qu’ils ont de bonnes raisons de se soucier du bien-être de leurs animaux. On constate donc que selon la personne avec laquelle on parle de bien-être, on ne parlera pas toujours de la même chose !

 

Définir le bien-être est une chose peu aisée, pour cette raison deux institutions scientifiques ont proposé des définitions globales qui sont acceptées de façon générale :

 

  • Définition Anses* 13 : « Le bien-être d’un animal est l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux ainsi que de ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l’animal. »

  • Définition FAWEC : Le concept de bien-être animal inclut trois éléments : le fonctionnement adéquat de l’organisme (ce qui suppose, entre autres, que les animaux soient sains et bien alimentés), un état émotionnel idoine de l’animal (en particulier l’absence d’émotions négatives comme la douleur ou la peur chronique) et la possibilité d’exprimer certains comportements normaux propres à l’espèce (Fraser et al., 1997)

Le bien-être animal, vu par Luc Mounier et son équipe, chercheurs à VetAgro Sup

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La presse s'empare du sujet, comme ici en 2018 dans les magazines 60 millions de consommateurs 

et La France agricole.  Cliquez sur une couverture pour lire le sommaire.

Les Cinq Libertés pour le bien-être animal définies par le Farm Animal Welfare Council* en 1992

Prévention ou diagnostic rapide et traitement.

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Accès à de l'eau et à une nourriture adaptée

Environnement approprié comportant des abris et une aire de repos confortable

Environnement approprié aux besoins des animaux, et contact avec d’autres congénères.

Conditions d'élevage et pratiques n’induisant pas de souffrances psychologiques.

Les 5 libertés en vidéo, par Luc Mounier (VetAgroSup) 

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Anicare est un projet européen d'échange et de collaboration pour améliorer l'enseignement des bonnes pratiques de bien-être animal.

Quelle est la différence entre bien-être et bien-traitance ?

 
 

IV - La protection et le bien-être des animaux des animaux, un sujet d’intérêt croissant dans la société

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